7 signes à ne jamais ignorer si vos triglycérides sont trop élevées

Vous ne sentez rien venir, et pourtant… dans vos veines, c’est la fête des graisses ! Les triglycérides, ces petites molécules sournoises issues aussi bien de votre foie que des plats trop riches en beurre et en fromage, peuvent grimper sans crier gare. Faut-il s’inquiéter ? Oh que oui, car certains signaux, parfois inattendus, sont à ne jamais ignorer. Passage en revue des 7 signes d’alerte à surveiller si vos triglycérides explosent les compteurs… et pourquoi la prudence s’impose !

Triglycérides : ces graisses qui voyagent dans votre sang

Derrière ce mot savant se cachent les mêmes graisses que l’on retrouve dans les huiles, le beurre… voire les biocarburants, précisait le Pr Philippe Moulin, endocrinologue et lipidologue. Eh oui, ni plus ni moins ! Elles sont fabriquées dans le foie, l’intestin, le tissu graisseux mais aussi issues de notre alimentation. Autant dire que si votre menu quotidien déborde de matières grasses, le taux de triglycérides dans votre sang grimpe vite. Résultat ? L’hypertriglycéridémie vous guette. Et avec elle, le risque de maladies cardiovasculaires devient bien réel.

Pourquoi un excès se forme-t-il ? Gare à la malbouffe… et au sucré !

Graisses, beurre, huile ou fromage ne sont pas les seuls accusés : les sucres, surtout le fructose, participent aussi à la fête. En clair, une alimentation riche en lipides et en sucres – ah, la malbouffe ! – est l’une des causes majeures d’un taux élevé de triglycérides. Le Pr Moulin explique même que chez les personnes prédisposées, l’excès de sucre est transformé par le foie en triglycérides supplémentaires. Sans oublier l’alcool qui, lui aussi, fait grimper ces fameux taux : le foie sait très bien fabriquer des triglycérides à partir de l’alcool. Moralité : votre coupe de vin ou votre dessert sucré n’est pas forcément votre meilleur allié.

Les 7 signes à ne surtout pas négliger si vos triglycérides sont trop élevés

Alors, comment savoir si l’on est concerné ? La plupart du temps, les chiffres élevés ne provoquent aucun symptôme visible, sauf dans certains cas familiaux rares. Mais lorsque l’hypertriglycéridémie devient majeure, certains signaux apparaissent. Voici LES signes à ne pas laisser filer :

  • Placards jaunâtres sur la cornée ou les tendons (xanthomes) : des dépôts de graisses sous la peau peuvent surgir, particulièrement autour des yeux ou des tendons. C’est sans doute le signe d’alerte le plus visible… et le moins tendance !
  • Pancréatite aiguë : si le taux de triglycérides explose au-delà de 5 g/l, gare à l’inflammation du pancréas. Cette complication peut être très grave, parfois fatale.
  • Absence persistante de symptômes : eh oui, leur discrétion est redoutable ! Seules certaines dyslipidémies familiales entraînent des symptômes, la plupart des excès passent inaperçus.
  • Modification rapide du taux après le repas : quatre heures après avoir mangé, le taux peut doubler. Une personne à 1,5 g/l à jeun passe à 3 g/l après le repas. Cet indicateur est précieux pour repérer un excès réellement dangereux.
  • Bilan sanguin anormal : le signal d’alerte numéro UN reste la prise de sang. Désormais, le dosage n’a plus besoin d’être fait à jeun, car les recommandations européennes l’indiquent : un taux élevé après un repas reste un excellent indicateur de risque cardiovasculaire élevé.
  • Origine alimentaire évidente : un régime très riche en graisses et en sucres pointe inévitablement du doigt votre taux… et vos choix alimentaires !
  • Antécédents familiaux : même si souvent silencieuse, une hypertriglycéridémie familiale peut révéler des signes cliniques précoces, selon l’Assurance Maladie.

Quand s’inquiéter pour vos triglycérides ? Quelques rappels utiles

Chez l’adulte, l’alerte est donnée dès que le taux dépasse 1,5 g/l (1,7 nmol/l). Au-delà de 5 g/l, c’est la zone rouge : une hypertriglycéridémie majeure avec risque de pancréatite. Ne sous-estimez pas la force tranquille de ces « graisses fantômes » : elles opèrent souvent silencieusement et ne se dévoilent que tardivement. Pour autant, inutile de trembler à chaque tartine de beurre – le tout est de se surveiller régulièrement, surtout en cas d’antécédent familial ou de mode de vie à risque.

En résumé : surveillez votre assiette, limitez le sucre, l’alcool et les excès de matières grasses, et n’hésitez pas à faire un bilan lipidique régulier. Votre cœur, votre pancréas et vos tendons (oui, eux aussi) vous remercieront !

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