20 mm par mois : la vitesse de pousse des cheveux varie beaucoup selon l’origine

20 mm par mois : la vitesse de pousse des cheveux varie beaucoup selon l’origine

Ah, les cheveux ! Qu’ils soient lisses, frisés, châtains ou flamboyants, notre crinière nous obsède, intrigue et suscite mille questions. L’une des plus fréquentes ? À quelle vitesse poussent-ils vraiment – et surtout, poussent-ils au même rythme chez tout le monde ? Spoiler : non ! Si vous vous demandiez pourquoi vos aspirations de chevelure digne de Raiponce avancent à la vitesse d’un escargot, il se pourrait que cette différence de croissance ne tienne pas seulement à votre shampoing ou à la pleine lune, mais à une question… de génétique et d’origine.

Le miracle quotidien sous votre cuir chevelu

Pour comprendre comment nos cheveux poussent (et parfois, pourquoi ils prennent leur temps), il faut plonger du côté des follicules pileux, ces « petites usines » installées sous la peau. Chaque follicule abrite une glande sébacée et la racine du cheveu. C’est là que se passe l’action : les cellules du follicule se divisent sans relâche, formant de nouvelles cellules qui propulsent la racine vers la surface.

Au fil de son ascension, la racine traverse différentes couches de la peau. Les glandes sébacées voisines produisent alors un lubrifiant naturel – le fameux sébum. Celui-ci n’a pas seulement la lourde tâche de faire briller vos cheveux : il sert surtout à les protéger, eux et leur environnement immédiat, contre les agressions extérieures.

Une fois la surface de la peau atteinte, la racine perce à l’air libre : bonjour la tige ! Cette dernière est essentiellement composée de cellules mortes gorgées de kératine. Voilà le secret de la structure et de la texture si unique de nos cheveux. Vous ne regarderez plus jamais vos pointes fourchues de la même façon.

Un cycle de vie en trois temps

Mais la croissance des cheveux n’est pas linéaire : elle se découpe en trois phases successives pour chaque cheveu.

  • La phase anagène (croissance) : C’est le moment où tout se passe ! D’une durée de deux à sept ans (!), les cellules de la racine se multiplient activement, allongeant la tige.
  • La phase catagène (repos) : Ici, la racine raccourcit et s’offre un break bien mérité d’environ deux à trois semaines.
  • La phase télogène (chute) : Le cheveu quitte alors son follicule, laissant la place à une nouvelle racine, et hop, le cycle recommence.

Pas de panique, perdre quelques cheveux quotidiennement, c’est juste la routine !

Des vitesses de pousse… qui n’ont rien d’universel

En moyenne, on considère que les cheveux humains en bonne santé poussent à 0,35 mm par jour, ce qui nous donne environ 13 mm par mois. Toutefois, cette moyenne concerne essentiellement les personnes caucasiennes. Car la nature, farceuse, a instauré quelques écarts notables selon nos origines :

  • Pour les personnes d’ascendance africaine : la pousse des cheveux est d’environ 5 mm par mois.
  • Pour les personnes d’origine caucasienne : en moyenne 13 mm par mois.
  • Pour les personnes d’origine asiatique : la pousse peut atteindre jusqu’à 20 mm mensuels.

On soupçonne fortement la génétique d’être aux commandes, bien plus que les facteurs environnementaux. Autrement dit : inutile d’accuser la météo de Saint-Malo si vos cheveux jouent la carte de la lenteur.

Mais ce n’est pas tout ! L’âge est également un acteur clé dans la pièce capillaire. Plus les années passent, plus nos follicules produisent des cheveux fins, à un rythme de tortue. Et avec le temps, ils peuvent même décider de lever le pied définitivement. À l’inverse, certaines hormones dynamisent la pousse : par exemple, lors de la grossesse, de hauts niveaux d’œstrogènes font des miracles sur la croissance capillaire des futures mamans.

Enfin, le rythme de croissance a aussi ses petites saisons : les cheveux poussent généralement plus vite au printemps et en été, tandis que l’hiver invite plutôt à la pause. Selon une étude, les températures froides mettraient en pression nos follicules, ralentissant ainsi la production de cheveux. Comme quoi, la météo a quand même son mot à dire !

Alors, la prochaine fois que vous surveillez votre mèche rebelle dans le miroir, souvenez-vous que votre patrimoine capillaire est le résultat d’une subtile alchimie entre génétique, hormones, âge et même, un brin de météo. Et si la patience reste votre meilleur allié, dites-vous qu’au fond, chaque cheveu, quelle que soit sa vitesse, suit une partition biologiquement orchestrée !

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