Retard, maladie et coups de fil : ces erreurs exaspèrent les coiffeurs plus que tout

Ah, le salon de coiffure… Ce refuge consacré à la détente, où l’on oublie pour un temps le tumulte du dehors, les to-do lists interminables, et où l’on se rêve quasi-royal le temps d’un shampoing. Pourtant, il arrive que cette parenthèse enchantée tourne à la prise de tête… du côté de ceux qui tiennent les ciseaux ! Car, il faut bien l’avouer, il existe quelques faux pas que les coiffeurs et barbiers souhaiteraient ne plus jamais voir dans leur fauteuil. Alors, histoire de soigner la relation avec votre styliste capillaire préféré, petit tour d’horizon des règles de bonne conduite qui font (vraiment) la différence.

Le retard : la bête noire numéro un des pros

Certes, cela paraît évident. Pourtant, le retard reste, de loin, la première source d’énervement dans les salons. Vous pensiez avoir quelques minutes de marge ? Non, chaque minute compte ! Comme le souligne Viktor Holas, coiffeur au Wise Barber de San Diego : « Un seul client en retard, cela peut créer un effet domino sur le programme de travail de toute une journée. » Résultat : des clients suivants obligés de patienter alors qu’ils étaient à l’heure, un professionnel pressurisé qui doit « rattraper le retard accumulé »… Bref, le calme du salon vole en éclats.

  • Si vous savez déjà que vous serez en retard, un petit coup de fil s’impose : tout le monde y gagne.
  • Sinon, c’est la spirale infernale pour le pro… et la vitesse supersonique pour votre coupe (avec résultats parfois médiocres).

Le téléphone, oui mais…

D’accord pour appeler le salon afin de signaler un contretemps. Mais une fois installé dans le fauteuil, c’est là que les ennuis commencent. Entre deux coups de ciseaux, votre téléphone sonne… Faut-il décrocher ? Yvey Valcin, du Yvey Salon à Seattle, nuance : « Il y a plusieurs niveaux. Si l’appel est important, essayez de faire vite et de parler à voix basse. Mais s’il s’agit juste d’une conversation lambda, ce n’est pas très respectueux. »

  • Pendant la coupe, évitez de passer (ou de prendre) des appels téléphoniques – pour le respect du pro, du travail… et accessoirement, de vos oreilles !
  • Un SMS discret ou une tête baissée rapidement, passe encore, mais attention à ne pas gêner la coupe ou la coloration, comme le rappelle Andrea Cottin, coiffeuse dans l’Oregon.

Malades ? Merci de rester chez vous !

Autre règle – pourtant évidente : éviter de venir se faire bichonner si vous couvez un gros rhume… ou toute autre maladie infectieuse. Les professionnels sont unanimes : le mieux reste d’annuler, même tardivement, plutôt que de contaminer toute l’équipe (et les autres clients). Viktor Holas insiste : « Si un coiffeur contracte cette maladie, il sera obligé de se mettre en congé, et vous l’aurez involontairement mis hors service pendant quelques jours. Cela signifie également l’annulation de plusieurs jours de rendez-vous. » Bref, pour le bien de tous, la patience reste la meilleure coiffure certains jours !

Respect du matériel, posture et pourboires : les petits plus qui changent tout

On ne le dira jamais assez : le mobilier du salon et, surtout, les outils des coiffeurs sont précieux. Ils sont choyés, entretenus et représentent un investissement important. Comme le rappelle Justin Kafando, barbier à New York : « Nous sommes fiers et prenons vraiment soin de nos outils car ils sont coûteux et doivent être en parfait état pour offrir une coupe parfaite. » Alors, laissez ciseaux, peignes et tondeuses aux mains expertes du professionnel ! Votre rôle : vous détendre, et ne surtout pas jouer l’apprenti à votre tour.

  • Prenez soin du mobilier et de l’équipement, cela va de soi.
  • Votre posture compte : évitez de vous lever sans cesse pour admirer l’œuvre en cours, sous peine d’irriter le coiffeur… et de voir la coupe se transformer en parcours d’obstacles.
  • Si pianoter sur votre téléphone ne gêne pas outre mesure, gardez la tête droite pour faciliter le travail du professionnel.

Et puisqu’un salon est aussi un lieu de convivialité, petite pensée pour le pourboire : la culture française n’en fait pas une obligation, mais elle n’interdit pas un petit geste pour remercier le savoir-faire, surtout que la rémunération dans ce secteur reste souvent modeste, et cela malgré l’expérience.

En somme, il ne tient qu’à chacun de faire du salon de coiffure un havre de paix pour tous : ponctualité, considération et respect du travail rendent la vie plus douce, aussi bien du côté du fauteuil que de la cisaille. De quoi repartir coiffé et réconcilié avec l’art du bien-vivre ensemble… et éviter, qui sait, quelques coupes ratées !

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